Take The Picture

(Français à suivre)

Tips for taking great portraits

"‘I’m not photogenic.’ 'I’m not in shape', 'not wearing makeup', 'I feel fat, ugly…old…’

These are all things I’ve heard from women I’ve photographed. It’s something I heard from a friend just today.

I've heard all of these from women I found radiant and desperately wanted to point my camera at, and been refused for all of the reasons above.

Hell, I've said it myself.

I’ve heard jokes, but really admissions of fear, asking if I’ll photoshop out some body part, some undignified line.

Photography is vulnerable. It’s an intimate exchange of trust. It breaks self image wide open. . I know that feeling. That the shape of you is wrong. It’s the feeling that is wrong, not the shape. And the more I hear it the more I understand that it’s rarely, truly coming from the core being of the person in front of me. It’s taught. We are taught to pick ourselves apart. Yet each time I hear some version of 'let me hide', it’s still jarring.

Each time I see someone try to smooth their face or hide a stretch mark or ask ‘is this part of me ok’ I want to scream ‘ok according to who!?’ Who is it that made the decision to say that the lines that make up our bodies and the way we move through the world is unsuitable to be seen? The we are too strong, thin, wide to be acceptable? Which is it? Skinny fat? Fat fat? Lean? Muscular? Which one do we pick? How often do we hear ‘dress your age?’ Which is really code for, hide. Hide some part of you. Hide that you have lived.

I wish in those moments that I could give these women my camera eyeball. For lack of a better word. I want to be able to hand over the part of me that can see how the light reflects off the side of a cheek bone. The radiance of the lines around a genuinely smiling gaze.

The curve of a waist, of a stunning hour glass figure, the owner of which has been led to believe is not ‘flat enough’ to be beautiful.

The tiger lines, on the stomach of a woman who created life. LIFE!

Scars from surgeries, accidents.

Evidence of strength, of loss, of survival.

Proof that we exist.

That we inhabit our bodies.

That we move through the world.

That’s we’ve loved, lost and most importantly, lived!


As women, we are often the gate keepers of culture, of image, and we are also its harshest critics. I wish I could offer my eyes, my photographic vision, the image I see - of how beautiful every woman I’ve photographed is. How do I convey that I’m in awe? How do I translate that, so that you can see in your deepest minds eye, what I see? How do we support one another, into seeing our favourite versions of ourselves and stop shaming ourselves for not being the versions we think we should be, without knowing who’s idea that version actually is? When did the critics appear? I could go into how consumerism is designed to make a one size fits all so it’s easier to sell things to us, and so ultimately the goal is to make us all fit what’s being sold… but ugh.


What if instead I talk about Radical self love? Radical self acceptance? - if love feels like too strong a word. I’d like to lend out my photographic eye. The one that sees the beauty, and hand that eye ball over, to every person I’ve shot with, or am yet to have in front of the lens. I pick my subjects carefully. Diligently. Because I see their beauty.


I’ve yet to meet anyone with not enough of one thing and too much of another on the shape of them. Ive taken hundreds, thousands of pictures over the years… and yet. I’ve yet to meet someone, anyone, who’s body, truly, doesn’t fit.

An ‘un-photogenic’ friend, celebrating the first rays of summer warmth | Un ami « peu photogénique », profitant des premiers rayons de chaleur estivale

Prend la photo

Astuces pour réaliser de superbes portraits

« Je ne suis pas photogénique. » « Je ne suis pas en forme », « je ne suis pas maquillée », « je me sens grosse, moche… » « vieille… »

Ce sont toutes des remarques que j’ai entendues de la part de femmes que j’ai photographiées. C’est d’ailleurs ce que m’a dit une amie tout à l’heure.

J’ai entendu tout cela de la part de femmes que je trouvais rayonnantes et que je voulais désespérément photographier, mais qui m’ont refusé pour toutes les raisons ci-dessus.

Bon sang, je l’ai moi-même dit.

J’ai entendu des blagues, mais qui étaient en réalité des aveux de peur, me demandant si j’allais retoucher certaines parties de leur corps, certaines rides indignes.

La photographie est une expérience vulnérable. C’est un échange intime de confiance. Elle met à nu l’image que l’on a de soi. Je connais ce sentiment. Celui de penser que votre silhouette n’est pas la bonne. C’est ce sentiment qui est erroné, pas la silhouette. Et plus j’entends cela, plus je comprends que cela vient rarement, véritablement, du plus profond de la personne qui se trouve devant moi. C’est un conditionnement. On nous apprend à nous critiquer sans cesse. Pourtant, chaque fois que j’entends une variante de « laisse-moi me cacher », cela me dérange encore.

Chaque fois que je vois quelqu’un essayer de lisser son visage, de cacher une vergeture ou de demander « est-ce que cette partie de moi est acceptable ? », j’ai envie de crier « acceptable selon qui ! ? » Qui a décidé que les lignes qui composent nos corps et la façon dont nous évoluons dans le monde ne sont pas dignes d’être vues ? Sommes-nous trop fortes, trop minces, trop larges pour être acceptables ? Qu’en est-il ? Maigre et grasse ? Grosse et grasse ? Mince ? Musclée ? Laquelle choisissons-nous ? Combien de fois entendons-nous « habille-toi selon ton âge » ? Ce qui est en réalité un code pour dire : cache-toi. Cache une partie de toi. Cache que tu as vécu.

J’aimerais, dans ces moments-là, pouvoir offrir à ces femmes mon regard de photographe. Faute d’un meilleur mot. Je voudrais pouvoir leur transmettre cette partie de moi qui sait voir comment la lumière se reflète sur le côté d’une pommette. L’éclat des rides autour d’un regard qui sourit sincèrement.

La courbe d’une taille, d’une silhouette en sablier époustouflante, dont la propriétaire a été amenée à croire qu’elle n’était pas « assez plate » pour être belle.

Les vergetures, sur le ventre d’une femme qui a donné la vie. LA VIE !

Les cicatrices d’opérations, d’accidents.

Les traces de la force, de la perte, de la survie.

La preuve que nous existons.

Que nous habitons nos corps.

Que nous évoluons dans le monde.

Que nous avons aimé, perdu et, surtout, vécu !

En tant que femmes, nous sommes souvent les gardiennes de la culture, de l’image, et nous en sommes aussi les critiques les plus sévères. J’aimerais pouvoir vous offrir mon regard, ma vision photographique, l’image que je vois – de la beauté de chaque femme que j’ai photographiée. Comment vous faire comprendre que je suis émerveillée ? Comment traduire cela, pour que vous puissiez voir, au plus profond de votre esprit, ce que je vois ? Comment nous soutenir les unes les autres pour voir nos versions préférées de nous-mêmes et cesser de nous culpabiliser de ne pas être les versions que nous pensons devoir être, sans savoir à qui appartient réellement cette idée de version ? Quand les critiques sont-elles apparues ? Je pourrais m’étendre sur la façon dont le consumérisme est conçu pour créer un modèle unique afin de nous vendre plus facilement des produits, et dont le but ultime est de nous faire toutes correspondre à ce qui est vendu… mais pfff.

Et si, à la place, je parlais d’amour radical de soi ? D’acceptation radicale de soi ? – si le mot « amour » semble trop fort. J’aimerais prêter mon œil de photographe. Celui qui voit la beauté, et offrir cet œil à chaque personne que j’ai photographiée, ou que je n’ai pas encore mise devant mon objectif. Je choisis mes sujets avec soin. Avec diligence. Parce que je vois leur beauté.

Je n’ai encore jamais rencontré quelqu’un qui ait un manque d’une chose et un excès d’une autre dans sa silhouette. J’ai pris des centaines, des milliers de photos au fil des ans… et pourtant. Je n’ai encore jamais rencontré quelqu’un, n’importe qui, dont le corps, vraiment, ne corresponde pas.

Julia Agnes

Julia Agnes is a photographer based in Montreal and Ottawa, specializing in women, mothers, and families. Her work focuses on capturing connection, emotion, and presence through storytelling lifestyle and documentary-inspired photography.

Sessions are guided in a natural way, allowing people to move, interact, and exist without forced posing. The focus is on honest moments between women, mothers, and families, reflecting relationships as they are in everyday life.

Her photography highlights identity, motherhood, and family connection through images that feel grounded in real experience rather than staged direction.

Based in Montreal and available for women’s portrait sessions, motherhood photography, and family photography.

https://www.juliaagnes.com
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