Documenting your life , the vulnerability of saying yes.
Version Française à suivre
She was about to leave…
Not in the abstract sense, the tickets had been bought. The apartment in Mile End, which she’d furnished with such care over several years, was ready to welcome the next tenant. She had a few days left in Montreal, and she’d chosen to spend some of them with me.
J. had contacted me a few days earlier and, after seeing my flower portraits, she’d had an idea. She was a bit shy about mentioning it to me, she told me. She’d bought a bouquet. Just in case I agreed.
Just in case.
I often think back on that sentence. The way we put our own desires on hold. The way we apologise in advance for wanting something creative, something for ourselves. In case it’s too much. In case you say no, in case you judge. In case I’m worth the effort, the time, the attention.
J. was turning a page. After years spent in Montreal, building a community, relationships, a career. A decade of building herself up. She was setting off alone to South America, not to start from scratch, but to continue becoming the version of herself she had consciously chosen. She wanted to mark this journey of growth and exploration that had led her to this moment when she could finally pursue her dream… not with a party or a grand celebration, but by documenting it. With photos, in the place that had been her home, with flowers she had chosen for herself.
She chose to honour herself.
With her suitcases packed and ready to go, after saying her goodbyes and as all the hustle and bustle of her life faded into the distance… she set aside an hour to be in the spotlight. She chose to celebrate the woman she had become in this city, in this home, by taking a moment to capture something beautiful and let someone bear witness to it.
We took photos in the soft light of her flat, arranging the bouquets of flowers so they complemented her figure. She wasn’t in the slightest bit of doubt. She knew exactly what she wanted… J just needed someone to say yes, let’s do it.
That's what I'm here for.
If you're in a moment of transition, closing something, opening something, standing at the edge of a big change… you don't have to wait until you've arrived somewhere to be photographed. The in-between is worth documenting too. Maybe especially the in-between.
Portraits for women in transition →
If this resonates, I'd love to hear from you.
Taking a moment to breath… | On prend un moment pour respirer…
Mettre sa vie en images, la vulnérabilité. Il n’y a qu’à dire oui.
Elle s’apprêtait à partir…
Pas dans le sens abstrait où je l’avais envisagé. Les billets étaient achetés. L’appartement de Mile End, qu’elle avait aménagé avec tant de soin pendant plusieurs années, était prêt à accueillir le prochain locataire. Il lui restait quelques jours à Montréal, et elle avait choisi d’en passer une partie avec moi.
J. m’avait contactée quelques jours auparavant et, après avoir vu mes portraits de fleurs, elle avait eu une idée. Elle était un peu timide à l’idée de m’en parler, m’a-t-elle dit. Elle avait acheté un bouquet. Au cas où je serais d’accord.
Au cas où.
Je repense souvent à cette phrase. La façon dont nous mettons nos propres désirs entre parenthèses. La façon dont nous nous excusons d’avance de vouloir quelque chose de créatif, quelque chose pour nous-mêmes. Au cas où ce serait trop. Au cas où tu dirais non, au cas où tu jugerais. Au cas où je vaudrais l’effort, le temps, l’attention.
J. tournait une page. Après des années passées à Montréal, à se construire une communauté, des relations, une carrière. Une décennie à se construire. Elle partait seule en Amérique du Sud, non pas pour recommencer à zéro, mais pour continuer à devenir la version d’elle-même qu’elle choisissait consciemment. Elle voulait commémorer ce parcours de croissance et d’exploration qui l’avait menée à ce moment où elle pouvait enfin poursuivre son rêve… non pas avec une fête et une grande célébration, mais en le documentant. Avec des photos, dans le lieu qui avait été son foyer, avec des fleurs qu’elle avait choisies pour elle-même.
Elle a choisi de se célébrer elle-même.
Les valises faites et prête à partir, après avoir fait ses adieux et alors que tout le tumulte d’une vie s’envolait vers ailleurs… elle s’est réservé une heure pour être mise en lumière. J a choisi de célébrer la femme qu’elle était devenue dans cette ville, ce foyer, en prenant un moment pour immortaliser quelque chose de beau et laisser quelqu’un en être témoin.
Nous avons pris des photos dans la douce lumière de son appartement, en décomposant les bouquets de fleurs pour qu’ils épousent ses formes. Elle n’était pas du tout dans le doute. Elle savait exactement ce qu’elle voulait… J avait juste besoin de quelqu’un pour dire oui, allons-y.
Je suis là pour ça.
Si vous traversez une période de transition, que vous tournez une page, que vous en commencez une nouvelle, que vous êtes à l'aube d'un grand changement… vous n'avez pas besoin d'attendre d'être arrivée à destination pour vous faire photographier. Les moments intermédiaires méritent eux aussi d'être immortalisés. Peut-être même surtout eux.
Portraits de femmes en transition →
Si cela vous parle, n'hésitez pas à me contacter.

